Moins de pub sur la commune de Biot

Elus et élues de la mairie de Paris, réduisez le nombre de publicités dans le prochain contrat publicitaire avec les prestataires.

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Nous avons vu arriver depuis quelques mois à Biot de superbes abris voyageurs, malheureusement pourvus de 2 à 3 grandes affiches publicitaires de plus de 2 mètres carrés. Cette invasion banalise les paysages de la technopole de Sophia Antipolis, et sont potentiellement accidentogènes. Les publicités affichées incitent à la surconsommation, véhiculent des messages sexistes et climaticides, et encouragent des comportements à risque, notamment pour les publicités sur l'alcool...

Nous demandons à la mairie de Biot de revoir le prochain contrat publicitaire avec les prestataires.

 

 

Nous nous réjouissons que les arrêts de bus soient pourvus d’abris qui améliorent le confort des usagers / usagères, et nous approuvons le fait que certaines affiches soient consacrées à de l’information municipale ou annoncent un programme culturel.

 

Cependant la multiplication des affiches publicitaires pour de grandes marques nous inquiète et nous dérange fortement pour les raisons suivantes : 

  • Nous bénéficions de paysages naturels qui contribuent à la qualité de vie et font de cette technopole un lieu attractif pour les étudiants/ étudiantes, et personnes qui travaillent sur Sophia. Or, ces publicités dégradent fortement ce paysage et réduisent sa spécificité. Notre environnement se banalise et commence à ressembler à celui des grandes villes alentour. 

  • La circulation est dense à certaines heures, avec beaucoup de passages de personnes à vélo, à pied (en particulier en provenance des écoles, collèges, lycées et établissements d’études supérieures), ces panneaux constituent une distraction pour les personnes au volant et augmentent le risque d'accidents de la route.

  • Beaucoup de ces publicités émanent de grandes marques de luxe ou de chaînes nationales ou internationales qui n’ont aucun lien avec l’économie et les valeurs locales.

  • Ces publicités montrent des visages et des corps de femmes et d'hommes supposément parfaits. Elles nous incitent à consommer de la restauration rapide, des sodas, de l'alcool, des vêtements, des parfums et des cosmétiques. Elles montrent des voitures puissantes et promeuvent des valeurs discriminantes, climaticides et peu inclusives. Les marques de luxe qui s'affichent ainsi exercent une forte pression sociale.

  • Elles sont bien souvent en contradiction avec les actions de prévention sur les conduites à risque et les risques psycho-sociaux. Toutes les conditions sont réunies pour que ces publicités influencent le comportement des jeunes qui sont nombreux à utiliser les arrêts de bus.

  • Elles s'imposent à nous et sont un outil invasif et liberticide au service des grandes marques.

 

Une collectivité ne doit pas se financer en saturant l’espace public par de la publicité.

 

Aussi, nous vous demandons de revoir le contrat de régie publicitaire pour : 

  • a minima interdire les publicités aux abords des écoles et des collèges.

  • Réserver un quota d’affiches pour de l’information municipale (événements culturels et sportifs, campagnes de prévention etc..) comme cela est fait pour Valbonne.