Non aux panneaux numériques publicitaires sur SQY !

M. Fourgous, M. Garestier, Mmes et MM. les élus, nous vous demandons d'inscrire dans le projet de RLPi l'interdiction des écrans numériques sur l'ensemble du territoire.

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Déjà 799 signatures. Objectif : 1000

Vos données resteront strictement confidentielles et ne seront ni vendues, ni données, ni échangées avec des organisations tierces. Des informations à propos de cette campagne ainsi que d'autres actualités du groupe local de R.A.P SQY vous seront envoyées si vous cochez cette case. Vous pourrez vous désabonner à tout moment.

Action de RAP SQY du 24.03.2019
 
Depuis quelque temps, les panneaux numériques publicitaires apparaissent comme dans les allées du centre commercial de SQY ou à Maurepas (photo ci-dessus). Ce nouveau support publicitaire a le vent en poupe chez les annonceurs, JC Decaux et Clear Channel en tête. 
 
Jean-Michel Fourgous (président de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines) ne cache pas sa volonté d'imposer des panneaux publicitaires numériques sous prétexte de modernité : « On ne va pas s'interdire quelques panneaux de ce type : il ne faut pas rejeter toute modernité. Mais que chacun se rassure, ce ne sera pas Shanghai non plus ! ». Dans les faits, si ces panneaux ne sont pas explicitement interdits dans le projet de règlement local de publicité intercommunal (RLPi) actuellement en cours de rédaction, les afficheurs pourront en implanter dans toutes les zones autorisées sans demander de quelconque autorisation aux élus. 
 
 
Actuellement, le projet de RLPi prévoit de les interdire en ZP1 (Article 3) mais les autorise en ZP2 (Article 9) et ZP3 (Article 16). De fait, il pourra y avoir demain des écrans numériques publicitaires de 8 m² notamment :
  • Aux abords de la faculté de droit, de la bibliothèque universitaire ou de la maison de l'étudiant à Guyancourt ;
  • Aux abords du centre commercial de Saint-Quentin-en-Yvelines à Montigny-le-Bretonneux ;
  • Aux abords du collège Saint-Exupéry à Montigny-le-Bretonneux ;
  • Aux abords de la gare de Saint-Quentin-en-Yvelines à Montigny-le-Bretonneux ;
  • Aux abords de la zone commerciale de Voisins-le-Bretonneux ;
  • Dans une grosse partie de la ville de Coignières ;
  • Aux abords de la zone commerciale de Maurepas ;
  • Dans les zones de bureau d'Elancourt La Clef Saint Pierre et de Plaisir les Gâtines ;
  • Dans la zone commerciale de Plaisir-Les Clayes ;
  • Etc.
  L'affichage numérique constitue une quadruple pollution :
  • Pollution visuelle : les écrans numériques sont une source de danger pour la sécurité routière, détournant l'attention des automobilistes. 
  • Pollution lumineuse : ils participent à l'augmentation de la pollution lumineuse qui a des impacts négatifs sur la faune, la flore ainsi que sur les humains, en créant des troubles du sommeil.
  • Pollution énergétique et écologique : avec ces écrans, les publicitaires poursuivent un gaspillage énergétique sans précédent, assèchent les dernières gouttes de matières premières, rejettent toujours plus de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Un panneau avec une face numérique consomme 7 fois plus que le plus énergivore des mobiliers non numériques et un panneau avec deux faces numériques consomme 13 fois plus. Comment justifier une telle débauche dans le contexte du réchauffement climatique et des engagements pris lors de la COP21 ?
  • Pollution cognitive et mentale : ces dispositifs, auxquels il est quasi-impossible d'échapper, nous imposent des messages aux images et aux normes agressives et néfastes. De plus, ils contribuent à une banalisation des écrans auprès des enfants, alors qu'ils sont considérés comme dangereux pour les plus jeunes, avec un impact sur leur développement.
 
Si les écrans numériques sont autorisés demain par le RLPi, malgré leur fonctionnement agressif, malgré le risque qu'ils représentent en captant l'attention des automobilistes, malgré leur caractère énergivore, malgré la pollution lumineuse qu'ils génèrent, malgré les tentatives de nombreuses familles de limiter l'exposition des enfants aux écrans, malgré la vacuité de leurs messages, malgré le système économique qu'ils soutiennent (pourtant contraire au modèle de développement urbain prôné par les pouvoirs publics), malgré la part insignifiante des recettes qu'ils génèrent par rapport au budget de l'agglomération, alors les élus auront augmenté la place de la publicité sur notre territoire. Ils l'auront augmenté non seulement en nombre mais aussi par la puissance de nuisance de ces dispositifs. Cela serait donc une régression pour notre territoire et notre cadre de vie quotidien qui aura été décidée en totale incohérence avec les enjeux sociétaux, économiques et environnementaux qui se présentent à nous tous et malgré la désapprobation des administrés et électeurs.